est ce une feuille qui regarde sa branche
un papillon qui nargue sa chenille
ou l’inverse ,

ou est ce l’espace entre eux deux

seulement l’espace ,
qu’il faudrait considérer

mais alors

ce pourrait être aussi
ce qui dans l’un et l’autre renvoie
à l’un à l’autre
ou dans cet un ce qui est en avant de l’autre
l’un en dedans ou le prévoit

L S 2003

mamelles lactaires la sève entaille l’accueil
charismatique la calligraphie de l’instable
perce les trouées en coulées bleues de noir

femme pluie déhanchée dans le rouge

ronde granitique à l’assaut des douces lisses
horizontalité contradictoire tu ouvres dans la largeur
bouche delta les faîtes du nœud ondulatoire

émancipation nivellée dans le pas
alezan propitiatoire
tu avances au tranchant précipité

© http://toobanal.canalblog.com

l’ombre se retrouve être la lumière , curieusement, l’éclat s’efface …

l’homme porte à tord de corps le bord de la lumière

dans son mouvement
abstraction de l’espace transpercé par le mouvement

ligne de temps la marche est déchirante,

cachot qui enferme  la lumière cligne la démarcation
ligne incertaine de l’ombre

chant hulotte
le danseur calligraphie le  clos

avancée
la réversion des ensembles où s’entrechoquent les blocs

le halo réverbère sa constance au soupirail

inverse la grisure luminescente

brânme l’âne qui brâme
anima ou brahma
ut à l’est est dans les a coiffés
ou les a varia
le pas écarte le vase
ouvert
l’évasion
du continu u ou du discontinu
entre fil et entre son
pleurer en la
c’est à la pointe qu’il s’attend
s’entend


crissement à l’égal du blanc les mots accrochent le silence
porte de l’inaudible

que

ce serpent qui bouscule en douceur par en dessous


murmures
ces chantages de la vibration
ces relations au son
passage de l’un à l’autre

massacre

où les frétillements des queues
tranchent de haut en bas

des couleurs
à l’insu
en cisaillement
vagues  par un ciseau buté
c’est là
lorsque
les lignes outre passent
entre

brêche tète-bêche
dans la craquelure
ou l’outrage

ces ravines qui percent le temps

le corps une salive

des crêtes des mots puisque le silence absorbe
l’anse
anche os de la ou

c’est à l’aspérité
dehors quand le débord et le rebord pensent dans les remords

la vaillance de l’air  la couleur claire un intermède

intercède la cessation du réel


le vent la mer ‘écaille
le temps qui fond donne à mugir

émarge  l’erraillement
des marges

à rimer la nuit l’antécédent ne cède en rien
poursuivant l’immanence

la danse
dans la poursuite sombre

entre les pavés des ordres  l’art s’arroge le temps de l’arrogance
d’un couac
dans un parking fluorescent la gymnastique des bleus

grise

et  irrite la toux

fumées les stries endémiques trébuchent

dis moi les sous-vêtements de l’aube quand craquent sans dissimulation les fards d’ozone percent le jour d’une couche dérisoire attenante aux forceps de l’aurore
dyslexie les aubaines sous-jacentes luisent les peaux

recel celles à l’intox

la dissimulation tant que tombent les pétales d’une nuit distincte

aubépine le rose de l’aube

HH 007_1

à SIL

un écho
me parvient contre les parois de l’ordre
virtuelles mais humaines et poétiques
esthétique
l’espace le son
la lumière et la parole
la couleur à l’oeuvre dans le tableau
le beau
magnifie l’une
le poème
l’éclat
qui cherche ses sources

des angles les plus improbables
une musique éclectique
parodie électrique
que le vent jusqu’alors jouait à me cacher
de nouvelles phonétiques à cramer les ondes
lorsque la voix se rit des flux de l’ambiguïté
me soufflant des bronches paléontologiques

charades
comme des strates d’une roche saturnienne
dans la métaphore de l’éther
métamorphe
je lèchais toute une galaxie de nébuleuses
rougeâtre
les pâles d’une contradiction du vide
ma langue
tend un filet erructant au poème
je fais du rentre-dedans
tangue en tongue
la parole abrogée au chant
elle sirène
je n’étais pas attaché au mat
plutot Boutès qu’Ulysse
la rosée gagne
le vide est astral quand dans la barque
le bleu vire au rouge
vin
extatique
quand l’indigo est universel

technovibes
L’Espace Illuminant

LAM

Le lisant
Ce bleu-sourd
Dans mes oreilles
Un son, des paroles

Il n’était pas muet
Je l’entendais
Me dire à voix haute

Qui il était
Qui il est
Qui il sera

Il me parlait
Grandement
Espacement
Illuminant

Le bleu sourdant
D’un éclatant poème.

© SIL

diphtongues caloriques et la dévastation distendue
est ce une une panique endémique
?

les plus étonnés s’effraient des étirements de la cendre
des engouements du fer

j’ai pas la berlue ce sont les éternuements des dérives ?rivalité comme on dit fièvre de cheval ?le sensible aboie

c’est se couper les ailes avant de pouvoir s’envoler.


en rond une bouche livre les extraits des masures
feuilles pilées tiges coupées l’eau forte du vert
ventre rouge écaillé les plumes parent une argile

pale entre chair et pourpre l’anneau de tes lèvres

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