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barre dérivante  une pointe  sur la langue
un rien de reins si peu ce trop m’anime

me laisse aller à lécher les yeux entrevoir les numides

cheveux pour l’instant sages brisent les brins de vents

tes pieds sur le sable comme un pliage d’ Hantaï

obus les couleurs

les frissons étoiles

j’hume le sable  remonte le long des doigts
est ce le sable qui m’étourdit  !
l’a peau  ‘attire ‘extirpe la raideur

suave  tout en rondeur

assoiffées le repos de tes esclaffes
en digue
ma soif te laisse anthropophage