mon age me colle à la rive
comme un vent froid
mes rides
pour autant l’azur déchiffre
nuages
cette fulgurance
une écume brodé à l’océan
dégradé des tons
une harmonie fulmine


l’énigme éphémère repose
chaque souffle une tension
déployé
j’endigue le plein du monde

est ce d’être obscène  ?
la beauté m’attire
l’aubaine  m’égare


les vents pesants apaisent mes rejets
l’élancement de mes projets retombe



être  un trait plein
à la conquête de son vide
procéder de soi
se contrer à rebours
exige la clairvoyance


l’homme
enfin demeure seul
gîte
d’une quiétude pleine
empli
il garde à soi


les yeux à la virevolte
virent d’immobilisme

retourné à lui même
il a renoncé
à éparpiller les sens


une lave froide

alors qu’il tentait de choir
le recul a instauré un calme


une pesée des mots
la lenteur nécessaire

démine la pesanteur



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