le temps et l’autre
et ne peut arrêter le mouvement
à se réinventer
au lieu de se détruire
mais c’est ce qui est à l’ordre du jour
le passé allonge son ombre pendant que le present nous brule d’un feu peut être irréversible …
le futur ouvert, s’il faut dire
si le passé est grand fermé
à moins de flotter dans le présent
bénéfique
et ouvrir une autre ère du temps
, une autre dimenssion du temps
, sans reference
passé-futur-présent
ni ouvert
ni fermé
tourbillonnant dans l’immobilité
le temps est fou
si nous voulons le chevaucher
à un autre temps , répond un autre rythme, du poème , qui n’est même plus un poème, ce temps là englobe beaucoup plus
les mots y trouve une résonance autre,
inspire
les mots y trouvent une résonance autre , parfois ils s’arrêtent et ne franchissent pas , ils restent sur le bord , ravine, ils y ont mené, désignent vaguement ,
ils ont perdu la prétention et laissent l’ se déployer sans qu’ils y participent,
eux y mènent, ne sont que les coup du bâton sur le roc,
ou le rauque du rire , l’aiguë de la voix,
pelage ventre pluie
dans la danse, ligne une convocation, entre, le temps , dont nous ne pouvons nous éloigner appelle
sur ce versant dépouillé se peut apercevoir, ce , la, les mots entament , au seuil sous l’astre rire
énigmatique
significatif
inaccessible
pourtant les mots y mènent

février 20, 2010 at 3:11
Le temps de vivre entre soi et soi; celui de s’orienter vers l’autre; mais qui est l’autre ? Enfin, accéder au but.
J’attache une importance à la spontanéité.
Vivre, c’est marcher, mettre un pied devant l’autre… c’est aller vers un but, jour après jour… un jour devant l’autre; le présent est une étoile filante entre les deux mouvements… seul ou accompagné… avec les moyens du bord et sans osmose, chacun devant préserver l’intégrité de son champ personnel.
Vivre forme successivement un camaïeu d’empreintes et d’influences mélangées ou broyées, à canaliser… (la création est un éclairage multiple sur les sentiers d’accès)
Le temps n’est qu’un espace évanescent de progression, toujours cerné dans l’immédiateté d’une action en cours de déroulement. 365 vagues par an mais Lam, regarde l’océan les lancent et les avalent… les mots mémorisent…
Vivre est simple comme « Bonjour ! »
A bientôt, Lam, ton texte donne à songer…
février 20, 2010 at 6:05
ce texte a été inspiré par une immersion dans des textes d’écrivain amérindien due S/W des US of A ; je crois qu’il en porte la marque, même rêvée …
l’autre … autre
le temps,…. oui …. vivre , mais que sait on vraiment ?
un songe ?
février 20, 2010 at 7:55
Je cède au plaisir de te répondre par cette légende eskimo :
Au début des temps
il n’y avait pas de différence
entre les hommes et les animaux.
Toutes les créatures vivaient sur terre.
Un homme pouvait se transformer en animal
s’il le désirait
et un animal pouvait devenir un être humain.
Il n’y avait pas de différence.
Les créatures étaient parfois des animaux
et parfois des hommes.
Tout le monde parlait une même langue.
En ce temps-là, les mots étaient magie
et l’esprit possédait des pouvoirs mystérieux.
Un mot prononcé au hasard
pouvait avoir d’étranges conséquences.
Il devenait brusquement vivant
et les désirs se réalisaient.
Il suffisait de les exprimer.
On ne peut donner d’explication.
C’était comme ça.
février 20, 2010 at 8:12
magnifique !! vraiment magnifique ! c’est tiré de quel livre ?
février 20, 2010 at 9:43
Ne cherche pas, le livre est à la librairie du voyage…
Cet extrait est tiré de ta partition émotionnelle qui prolonge le partage ainsi :
Qu’est-ce que la vie ?
C’est l’éclat d’une luciole dans la nuit.
C’est le souffle d’un bison en hiver.
C’est la petite ombre qui court dans l’herbe
et se perd au coucher du soleil.
Crowfoot, chef blackfeet (1821-1890)
Ne cherche pas… c’est un savoir insigne…
février 21, 2010 at 8:51
pourquoi savoir insigne , au contraire je pense que la simplicité de ce savoir est tout ce qu’il faut retenir mais , parfois (comme pour moi) il faut des années de galère pour s’en rendre compte , et revenir cultiver son jardin, retourner se planter le nez près de l’arbre et se laisser porter par le vent , l’essentiel quoi , ce que l’on aime vraiment ; s’affranchir du sentiment de son importance
février 21, 2010 at 10:37
C’est justement la simplicité de ce savoir-là qui justifie « insigne »… mais peu importe.
Sur le fond, l’essentiel est ce que nous parvenons à en faire pour le vivre…