la musique atteint là un pic dans la

mélancolie amoureuse

des fontaines surgies des

profondeurs de mes veines en

strates rocheuses

l’émotion depuis les montagnes

sacrées de mon âme

l’ altitude des pentes neigeuse

cristallisées

ravins l’ effondrement insondable

glacier de lave contenu

l’être aux accents vertigineux

oeil cet aigle ailes en étendard

liberté condor l’exaltation aux

plumes

nuages vagues vapeur au loin

si proche fondent les sanglots

avalanches l’ébleuissement d’une

mer ahurissante

- 53 -

- 54 -

Febri

litea

- 55 -

Mon oeil ivre s’est retourné

et étonné

se démit en ondes diffuses

accalmie de l’ombre dans la

permanence sombre

- 56 -

le déchirement de lumière

instaure une aube Ande

et se mit à rire en mire

mes vagues à l’arbre irradient

une aurore quand la bergère

en Orion charrette la Grande

Our se

étreinte à l’âme de l’ I immense

fulg U rant

- 57 -

Mais je ne m’étendrai pas

au soleil

Tu souffles un air des

marées et je me sens

mouette Les graviers

assèchent les rides de la

chaleur

L’arbre

me fait une ombre

douce

toute en jaune au bord des

verts

carmines ombrées

Le soleil

par endroit tente bien des

percées

Souffle gris

bleuté

sur les rougeurs avides

- 58 -

les barrières d’air menacent

fleurs d’acacia

araucariâtre épices en

pulpe

A rive de goyave

la terre rouge

s’effrite Une eau vaste

comme un pigment mouillé

laurier vanille

à l’air la douce marinade

en jus de lime

saoule

poudrée de cannelle

massale Peau m’aimante

golden beach

je m’ensable

Vert sur l’or

et terraille

En duo d’aise

à grandes brassées

le sol craque

- 59 -

Je te tire la langue quand tu

me vois pas et je dodeline

les rayures bigarrées de

mon caleçon de bain,

comme une autruche qui

aurait fait coucou de ses

plumes à l’astre rageur la

tête à l’endroit de là où les

vers se cramponnent aux

racines et se gonflent de

tubercules

épices en pulpe l’accent

brésilien au loin vers la

troisième fenêtre

Elle se met à chanter et

rompt la corde

moi je m’endors en boule

Bourru je me sens poindre

et je m’étire au piment de

ma boursouflure

- 60 -

Ta contrebasse ouvre des

fils de râles et je m’infiltre

en cornet

Bigorneau au muscle les

coques entrouvrent à l’air

la douce marinade

Satin à l’air je somnole d’un

sol ô pato je me réfrène au

refrain

Mais ma clarinette s’est

mise à bailler à tous les

vents les couleurs

napolitaines sur tous les

tons Elle fait la belle et s’en

va de par les toits

S’agrippe aux tuiles

Descend les gouttières

entre les clefs et rythme de

biguine la tambouille

mélodie de tes anches

- 61 -

Un filet de dorade

s’écrevisse entre les joues

alléchées, je tremble à

l’assaut de ton humeur

morose

Rouge en laurier je te sauce

vanille Et ta bouillabaise en

jus de lime saoul poudré de

cannelle

Je me ré étire

et j’ erre

hors de ma chaise

mal à l’aise

dans mes fêlures

mes cils acrobates roulent

tes seins à la houle

bam tam

Gammes teint ta marre

J’écarquille

Foulard rockin’ ton paréo

dépare et moi m’empare

En duo d’aise à grandes

baisers le sol craque.

- 62 -

Sur le banc face à l’eau

mate

j’U une vision!

dit le u à la liaison, et s s

scraaatch

la jupe qu’elle avait courte

se fendit

d’est en ouest

le long du parallèle même

pas bipède

car elle les avait bouffant et

dé colletant

d’ailleurs elle la toute raide

n’y allait pas de trombone

bench in the park

qui du banc ou de la

banquise

j’ai de ces raccourcis !

la banc-assise c’est révélée

à l’usage , m’aime pas

marquise

- 63 -

Rêve d’une Elle elle-fe ellefemme

pas ipodée »

le banc lui

a l’air assez cuissé-frotté

ou est ce l’ombre des

grands arbres

qui lui a grignoté le bois

l’ébène lui va bien

il s’essaye au beach voix-yelle

dans asseye

y’a as(s) et eye

bon ess si t’y met un f ça

fait fesse

- 64 -

HISTOIRE,

HISTOIRES

- 65 -

mais tenir l’ailleurs bien

serré contre soi

senteur de cet autre

in dicible

qui sent si fort le soi

et danser danser chanter

crier hululer

et finalement

copuler sans retenue

- 66 -

Et la case se mar

HIllare au café bien fort

façon portoricaine

turkmène ou cubaine

la maison se poile se gratte

les pores qui lui collent au

bec puis s’étire

et s’en va au trot

faire un gallop tous

azimuths

life in the fast lane

On se croirait dans une

muchin ruche à puce

mapuche à Valparaiso

et la serveuse sait plus à qui

faire du bringue elle

casserait bien quelques

verres dans le bassetringle

- 67 -

mais la thé quilla est

poivrée et comme on dit

ronchonne

la casa telle toupie

se marre tellement bip bip

qu’on la croirait immobile

mais c’est qu’elle a franchi

le mur du son

à s’em boucanier les oreilles

pire qu’un band de

faucheuses géorgienne qui

se seraient pas enlevé les

boules qui’est-ce

- 68 -

Puis la nuit s’immobilise

la toupi toupine

et la chouette s’est mise à

brailler le chien à déclamer

des solos

d’around midnight

le coq qui n’y comprend

goutte car il pleut vers le

soir du moins une bruine

légère comme une nuit de

flanelle

et les grenouilles se

balancent sur deux cordes

et font tout un tintouin

histoire de garder la forme

et derechef

se font engueuler par la

case qui voudrait racler sa

gamelle tranquillou

- 69 -

Faut la comprendre après

avoir toupitoutournoyé

du soleil levant

jusqu’au’soir

un peu d’répit ! Hein

les moustiques passent

encore deux ou trois

papillons de nuit style

spitfire qui dureront pas

jusqu’au lever del sol à y

bien réfléchir !

il lui reste plus tant que ça

de temps pour se jeter par

la f’nêtre’ouverte une tea

sane rituelle ou peut être

une gentiane pour éviter le

mal de cabeza , le bonnet

rivé sur sa tête la bougresse

un peu pôvresse s’endort…

- 70 -

oioioo

birds in the nest

caracolent et piaillent

sol

feu brûlant et l’ombre

si fraîche

à l’aval d’un démêlé de

ronces surgit l’églantine

si elle pique

la tige s’ébroue

la fleur

aube tyrrhénienne

décimes les pétales en

couronnes moucheté

d’or coeur all

- 71 -

L’oisillon apprend la

chanson douleur douceur

rose et bleue la cabane si

peu sure quand rode la

rousse et menace l’ortie

Renarde en pointe tu rues

L’orchard et soif murale

sonore or et ombre

la violence cachette

corpuscule dans l’effort

sèment disséminent

les griffures sombre

vert offertoire

et rompt vers l’influx

à la jonction

tendue en tige al sol

- 72 -

En una etxe en Euskal Herria

en los arboles argentinos

son cubanos xoriak

R

et aussi l »erre « 

le revers de l’envers

azotanarcosis !

ne jamais l’oublie

l’â mertume , c’est l’envers

du songe de l’endroit

bien que je sois gaucher

mais alors l’argent in A en

mettant un o

m’irait comme un gaucho

en la pampa

is it not ?

compañero indiano

- 73 -

oh life on the Mississipi…

vieil air nostalgique

ample robe en peau de

liane

tu toi femme d’errance

il s’échappe des planches

comme un ol’tune

banjo ou flute percée

casserole endiablée

les pieds dans l’eau de vase

le regard s’effiloche

au bayou

perdu dans la traine

ciel sans fin

rêve l’air vague

deux rire

fusent comme un pétale

camélia femme noire

orchidées en goguette

- 74 -

Le fleuve en remord retort

Ole Tom « Southern

confort » en goulot et

sanglot ridé

sa chanson m’enbluese

il s’en appuit comme d’une

canne vouté

« and i call your name »

gouaille insolente entrain

éblouit de terreur

la vieille face burrinée à

mes trousses

Old Tom a grandi

il est inconsolable sur ce

trottoir vieux fatras

an ky lo sé

life ain’t no game ol’ boy

sournoisement lui glisse

la maquerelle vieux bouc !

where ‘re you my jersey girl

- 75 -

Une fois n’est pas

coutume…

Le reflet des drapés de lune

dans les plis crochus des

branches le fait penser à

une chouette, il mime en

torsion l’angle à l’oeil du

visage et pense très fort

uhhh uhhh il rit, difficile

de penser comme une owl

,il fait owl en exagérant la

poussée de ses dents,

couoik

ce n’est pourtant pas dans

une frénésie de joie,

il considère gravement le

sourire plaqué aux lèvres

les huitres et froisse les

décolletés tressés de fins

des mondes

- 76 -

La pleine lune,

le halo, le ravi

et étrangement les blancs

des seins des poulardes lui

paraissent plus verts,

indubitablement les

lauriers sauce dessinent

des tranchées roses dans la

lumière des lampions, il

roucoule et l’argent de lune

plonge en flocon dans les

grands saladiers de sangria,

les groseilles rouges lui

perfusent une pensée

inattendue et il frémit

- 77 -

“sangria”, ce mot inspire

un chaos pourtant si

désirable, de sang mais de

tonnelle,

il pense à Bunuel ses

pensées comme un saule

pleureur rastafari

La joie est vibrante à cette

heure de la nuit et surtout

tachetée d’un amas de

moustiques, aussi froid que

ces escaliers qui

descendent vers la nuit

entre les colonnes touffues

d’où jaillit l’inquiétude,

verticale,

le silence de l’ombre.

- 78 -

il lui semble que les

masques picorent et

titubent comme des becs

d’oiseaux qui piaillent,

il s’étonne de se trouver là,

plane dans cet amas

d’apparat, il rit, son

plumage à lui est d’une

élégance si sobre qu’il

tranche avec les milles

verts des feuilles entre les

colonnes, il rit les plâtres

riment au masque

d’albâtre,

En silence

car tout est blanc,

- 79 -

Or c’en est presque odieux,

indécent cette mélodie

lointaine qui émerge des

statues, des paroles

flasques en émane comme

si le moule revenait et

rendait le plâtre mou

d’avant les statues,

Au ralenti les sons lui

parviennent, pas un bruit

mais une déchirure

bruyante,

Le bal démasque et les

coupes s’entrechoquent

ce champagne se boit noir

et des chips semblent

flotter,

- 80 -

Il se prend à tracer des

chemins dans le sable et les

bulles rayent le verre par

effraction,

La brume se tord comme

un linge qu’elle essore,

Ils sont tous autours de lui

le poussent comme dans un

jeu de passe,

c’est une joute où il tangue

de mains en main,

experte

mais moites

étourdis par la valse les

yeux en cils les plumes

effarent ;

- 81 -

il imagine la touffe en soie

au pli des jambes et

remonte les cotes vers

l’échancrure comme dans

un trapèze d’échelle en

huit de quatre en six mais

il n’est que gondole au

dessous.

Finalement la musique

pleurniche et les cordes

trempées, l’humidité de

Venise en hivers

le prêtre roux n’a plus son

archet,

quand aux bois entre les

crocs des loups, les perdrix

se sont enfuies…

- 82 -

Au ras des flots l’air

brisé claque et se voile

dans les drapés d’un

air de fête. La carne

colle au papier journal,

ces robes lourdes si

pleines de lettres

volent dans le matin

d’embruns.

- 83 -

- 84 -

- 85 -

Tajine au creux des mains les

graines effilées entre les seins

les dents aux reins

les aulx plumes et pluche ce

multiple est pèle et mêle le jus

citronné mâtine de laurier

jouvence elle sarriette se hume

thym tu siffles grive marine mes

sentes crues en dos de crin cuir

tanné tu cueilles crue à bras les

simples

la faim en sapience

L’ail multirécidiviste

sel et les ailes celles cèdre

violence elle déplume crabes en

sèche ni rime carême d’un jeun

enfreint

- 86 -

l’Amour , le fleuve , s’y noyer et

renaître pourquoi ce our , beau

son sans lequel am se sentirait

endeuillé du parfum magique

comme une langue maternelle

oubliée ou les sons des mots que

la source cristalline éparpille ,

j’en reste au mot au son qui relie

les fils dans ma nuit

l’épanouissement fertile en

corolle nénuphar sur une eau,

j’allais dire no, et que ce no ,

péripétie virevoltée, une o qui

ouvre et porte ,

le mot épouse une étoile de sens

, profère un chemin hertzien et

délivre un rêve bien réel , en

doute à conquérir our je

retiens l’our

- 87 -

nAïs ,

beau que dire

et triste

et M

fil

Le ui

un gout de pleur rivière tangue à l’(

ose

et

meurt

de ne savoir vivre , sans

art sang A MOUR

file

M

L

R

file

- 88 -

Aliné A

PROPOSITION < div (e)

muet {o} tiste bavard [r]

champêtre qui empêche la

joie et que l’on envoie faire

un tour en mer “m” qui

accoudée au p charpente

sure … : tresse un papy

russe subtil : déroule

rouleau de soie entre enc re

et souffle : cocon replié en

boule : mais qui pourrait

déplier le fil géant de

l’inspire en roue : cris

graffitis sur le mur : feuilles

froissées dans l’osier :

lignes d’eau se font la belle

et débarquent du papier en

voilier Santa-Maria :

parchemin peint à gros

grain d’orage : la

calligraphie envisage et

colore les mots caresses et

grondent :

- 89 -

Livre libre : insupportable

écran géant mais hypnose

insomniaque : chiffon

guenille la voile

aventureuse éparpille les

lettres au vent au clair : à la

journée ouverte

Fresque d’eux Carré rouge

obtus à dada l’hyppos

campe à cheval

une obstination étale

- 90 -

Noire

négroïde

mine minas gerais un bruit

d’enfer sur des tambours

barril de machine à laver

babile cette disqueuse

nubile cisaille des traits

tout droit comme entailles

de plomb

le crayon c’est tout con

eh Marge

- 91 -

désert à la feuille mandèle

si sourire si doux s’il en fut

l’oeil cyclique énumère les

raisons en drive [draiv] et

faux nez tique rit de dents

des mots comme une

fourmilière égarée

se ruent et tu mouches

dilapident les gués animés

lèche vitr=ne

ci-git i

avalanche en chaland

rave celle rit ci li po avare

comme pas permis

v à la tire

il manque des pleins dans

les trous

- 92 -

ol c’était perdu mais la

police fait bien son boulot

et tout rentre dans l’ordre

que d’O et A B AS corpus

quand l’obus creuse le

package traine et pollue

X

- 93 -

loup

BLUE

mais la b-o rensaigne à

l’étal

l’Opale sombre épique l’AS

noir le vert mousse l’O

paque

si tu me suis ramène les

bassines rouge vif

presqu’Orange les ustencils

qui trainent

et tu t’lave les mains c’te

plait .

- 94 -

Au port des mots en

liasse

- 95 -

Le reflet

des drapés de lune

pend

aux plis des branches

grave et grise

filasse

les croches en mailles

emplis

les cordes mâles

frappent

lisses

et rippent le long du

manche

croassent

à tire

d’elle

- 96 -

car le chat huant

chouan ou chouette

bouc ou hibou

zèbre ou ours

peloche ou anchois

à jase

le loup grivois

ose des coup de langue par en

devant

- 97 -

il mime en torsion

l’angle à l’oeil du visage

il fait owl en exagérant la poussée

des dents

racle réfrène

la frénésie de son refrain bas

résille

- 98 -

le saxophoniste, ému, c’est coincé

l’anche alors qu’il tentait de s’arracher

un poil nasal, ça m’apprendra à penser

à Boris , il grommelle et zozotte; le

bémol s’enraye, zag en zig … ol’Tom,

lui, se met à chialer dans ses hoquets

car Rosie c’est too much …

- 99 -

crevasse

en fut

de lune

plaquée

l’écaille

enfuie

fer

ni

somme

ni

fer

- 100 -

jar au vert

rousse aux lèvres fendues

au col et froisse

les décolletés tressés de fins des

mondes à la pleine moon

le halo shine

ton halo shine sur ma grève

- 101 -

et étrangement les blancs des seins des

poulardes lui paraissent plus verts,

indubitablement les lauriers sauce

dessinent des tranchées roses à la

lumière des lampions

- 102 -

tresse

ail

besse

caille

aux

fesses

sens

au

soir

tombent

les

flocons

les groseilles

prêchent

rouges

pair et fusent

- 103 -

le jus jujube « sangria »

l’ oeil myrtille

de sang mais de tonnelle

- 104 -

il pense à Bunuel et ébroue

ses pensées comme un

saule pleureur rastafari qui

se serait coincé l’oeil sur les

taches de rousseur

rebondie d’une hollandaise

rosie

- 105 -

la joie

s’ébroue

l’ heure

en bulle

tachète

en mas

haras

de

mouches

tiquent

- 106 -

amas aussi froid que ces escaliers qui

descendent vers la nuit entre les

colonnes touffues d’où jaillit

l’inquiétude, verticale, le silence de

l’ombre.

- 107 -

il rit

les plâtres riment au masque

d’albâtre

en silence

car

tout est blanc,

or

c’en est presque odieux, indécent

cette mélodie lointaine émerge des

statues flasques

le moule revient en plâtre mou

d’avant la statue

au ralenti les sons

pas un bruit mais une déchirure

bruyante,

man groove

Le bal démasque

s’affole

ébruite l’ébriété

- 108 -

ce champagne se boit noir et les chips

flottent

il se prend à tracer des chemins dans le

sable et les bulles rayent le verre par

effraction,

La brume se tord comme un linge que

tu essores,

- 109 -

en

joute

il tangue

de mains

en

main

experte

mais

moites

comme tremblant

de l’autre coté de la peur

- 110 -

les cils

touffe

en soie

au pli

pubère

des jambes

le doigt

lent

sillonnent

les

cotes

vers

l’échancrure

trapèze

d’échelle

en huit

de quatre

en six

- 111 -

mais

il n’est que

gondole au dessous.

- 112 -

Finalement la musique est triste et les

cordes trempées, l’humidité de Venise

en hivers et le prêtre roux n’a plus son

archet,

quand aux bois entre les crocs des

loups, les perdrix se sont enfuies…

- 113 -

Au ras

les

flots

l’air brisé

claque

et

cloque

se

voilent

les drapés

d’un miasme de fête.

La carne

colle

aux

voyelles

con

sonnent

et ut

et russe

- 114 -

Voltigent

les piges du journal en papier

les robes

lourdes

les lettres crues

les ruelles torves

- 115 -

- 116 -

Chron

iques

d’une

érectio

n

- 117 -

Y a t’il un espoir sérieux pour que

ça change où les camemberts

croulants se croient ils encore

sous Jacques le Ténieux ( je l’ai

inventé pour l’occasion, j’aurais pu

dire crémeux mais on m’attendait

au tournant et j’ai obliqué évitant

la flèche currarée qui m’était

décochée, fin stratège à l’aïl) la

cisaille piailleuse dont l’issue nous

renvoie sans coup férir à nos

corvées de patates, les épluchures

bien fines por favor eh…. laisse la

place aux jeunes ! babouin culrose

t’es garé en double file

morveux bilé en pré-morgue !)

bref , comme disait candide :

« mieux vaut cultiver son jardin »

que de prèter l’oreille et son

caleçon à des ronrons de vieux

ronchons qui s’accrochent à leur

- 118 -

siège pour éviter qu’il ne

s’envolent

- 119 -

pèts

(ya pas de fôte de frappe je veux

pas dire poètes me faites pas dire

ce que je dis pas je vous vois venir

z/délateurs encapuchonés)

circum-vaseux et les bronchies en

trompette de l’air d’Aïda, sèchant

sur un fil tendu aux quatres vents

d’occitanie le reste l’oil , vaut pas

la peine d’en parler, tout le

malheur vient de là ! le pont

d’orthez aux oies de Foix gras

phoébusien rimes en remous du

gave à haut débit, je signe, un peu

plus à l’ouest, du coté de Baigts,

oh ma plaine verdoyante de soleil

en paquerettée ,

parce qu’il faut vous dire qu’il

nous font toujours les mêmes

réponses en pattes de mouche tsé

tsé alors je déblataire, le mollet

torve je ressasse le sas obstrué

- 120 -

miaulant dans la gorge même avec

une cuillérée de ricin , ça posse

pas pot o curry ma poule !

- 121 -

Et ceci bien que je répugne à

évoquer l’Agora

et bien que je sois absolument seul

à garder de la crédibilité politique,

je suis malgré moi quasi obligé de

m’intéresser aux élections qui

approchent, et ceci même si la

tentation de rester sur mon

tonneau à me gratter la plante des

pied d’un air dubitatif supérieur

est à son climax…

…l’occasion est néanmoins trop

belle de s’interroger sur le fait

politique aujourd’hui ce qui pour

moi n’existe pas au delà de

l’horizon de la cigüe comme je me

plais à le répéter , le mot me

plaisant décidément beaucoup et

ma position Diogénienne se

trouvant renforcé car si le grand

- 122 -

homme échoue , alors qui peut

prétendre réussir ?

- 123 -

car le philosophe tente de s’interroger

intelligemment circonstance trop rare

tellement trop rare pour la manquer la

plupart devenant brusquement idiot

dès l’approche de la politique et des

élections il n’y a qu’a jeter un coup

d’oeil aux dessins de HOGARTH pour

s’en convaincre !

Quelques jours plus tard je modère

mon enthousiasme ainsi :

c’est ainsi que devant le blog de M. O je

fus saisi de convulsions la nausée me

saisit et avec elle la révélation :

s’arracher à ses pages pour éviter d’être

implacablement chasse-d’eaueuté dans

la cuvette avec le reste des électeurs et

commentateurs soudainement devenus

souverainement idiot à l’approche des

élections

tornade de crétinerie pire que le h5n1,

fulgurante et … con=tagieuse,

- 124 -

Réfrénant ma bravoure atavique je

retins mon stylo de peur que ça

s’attrape sait on jamais, la contagion,

éviter la contagion à tout pris,

n’écoutant que mon courage je saisis

mes jambes à mon coup me lançant par

inadvertance malheureuse un sacré

coup de pied aux fesses et je pensais

intérieurement il était temps, la

contagion m’a rattrapé en 5ème

colonne et vla t’i pas que j’me lance des

coups d ‘ pié o fesses tout seul , s »cré

bon diou và !

eh poui oui, ma boutade d’hier

« chronique d’une érection » ben c’est ti

pa q’cé la vérité vraie , tant de hargne

grognarde la révélation m’atomisa

l’érection!!!!!!!!!!!!!!!!!! c’était ça qui les

rendaient si con jusqu’aux femmes qui

s’en mèlaient et se crèpaient le chinois,

se filaient des gnons et tout le

ramzingue !

- 125 -

Ecoeuré, j’éructais une série de

respirations profondes

ooooooooooooooooommmmmmmmm

mmmm,,,,, tibetanonépalais et plus

léger que l’air les oreilles en ailerons je

fonçais tête baissé à la taurinne

jusqu’au boucstore du coin de l’angle

de la parralèle adjacente au triangle des

3 feux rouge du rond point du centre et

m’enfouis la tête la première dans le

rayon poésie jusqu’à ce que, sauvé et

radieux je ramène le bouc entre les

dents ce brin d’herbe tendre italien,

rien que les premiers mots et c’en était

fait de moi béat l’air ravi sauvé enfin il

ne me restait plus qu’à affronter l’air

ahuri et désapprobateur du vendeur

qui rageur me montrais la pile de livre

estampillé con sarko vs sego l’air

faussement penaud, j’avais eu la

révélation je la cachais du mieux que je

pus de peur qu’on ne me la reprenne , je

m’en fus , allègre …

- 126 -

…et jurais que l’on ne m-y reprendrais

plus à m’approcher à moins de cent

mots de ces hallucinés du polito

j’ai envie de dire sans animosité

embryon , my foot !

alors je le dis , facile !

l’édenté court après l’identité avec une

idée athée mordre l’idée pour

finalement s’assoir dessus en tailleur

bien sur L’identité serait donc un

matelas d’où la confusion les fakirs

n’ont pas ce genre de problème car qui

voudrait s’assoir sur un matelas denté?!

L’athée l’a dans le nez l’idée, bien sûr il

ne boit pas de thé.

- 127 -

DES MOTS, DES MOTS, des

MOTS ! DES MOTS !

croyant bien faire le poète n’écrit que

des mots , alors qu’il y faudrait bien

plus, des épices, des ciels bleus des

nuages qui dévalent les gris des

claques qui pètent des baisers qui

s’engouffrent dans nos langues et

salivent des noirs qui cachent les

voluptés, copulations

aristotéliciennes sur le sable,

déchirements érotiques des néons

aveuglent le ciel, des placages dans la

boue et des mêlées qui poussent en

touche des Barbies qui crient au viol

vodka qui se croient limonade et des

bouffées qui continuent à tirer mais

des mots , des mots qui ne soient que

des mots , écartelés dans une toile

d’araignée imparable, ciselés et

pattes de mouchées sur une page

immaculée, non des mots qui ne

soient que des mots le journal en est

plein et la poésie s’asphyxie

- 128 -

il y faut des mots qui soient plus que

des mots bien plus que de ces traces

de pensées qui n’éclairent qu’à la

façon des lampadaires alors que c’est

à la voie lactée qu’on veut téter des

idées fanées des mots valises

déversées d’un charter et qui ont

perdu leur adresse cassé la poignée

et se pavanent éventrées dans les sas

d’aéroport qui devraient se balancer

accrochées aux verdeurs des banians

étaler soutiens-gorges dentifrice,

panties et accroche-coeurs aux

sommets des nuages et de là aux

risées du ciel trampoliner aux

gouttes de pluie en salto arc-en-ciel

raccrocher et le fleuve et le vert de la

mer et l’amer de la terre se parfumer

de mousses s’enivrer de vent et

lécher les étoiles se caresser les mots

jusqu’au coït virginal

Pas les mots s’ils serrent les fesses

sauf s’ils couvent

- 129 -

Des loups sans doute des mangoustes

pas des koalas mais des pirhanas et je

me souviens d’une fable africaine de

l’odyssée et de pleins d’autres choses !

L’ère des mammouth est achevée la

pureté de la lumière se difracte et fait

s’évanouir le roc qui cache les mythes

d’antan les chênes du gui des druides

la masse menaçante de l’océan et le

grondement du prophète en écho du

dieu qui tonne par Thor! même le

capitaine haddock , and a bottle of rum

et ho et ho ! me donne raison et ne peut

se défaire de la fascination qu’exerce

Tintin sur son éthylisme zigzaguant

l’air se fissure et laisse entrevoir la

liberté de se faufiler dans un noeud du

temps mousse idéal que m’importe le

capitaine imbibé en barrique la voile

carguée et les vagues fendues vertes

vers ……… la vie ! La douceur farniente

magique du dimanche ensoleillé !

- 130 -

Le front plissé je tente de suivre les

raisonnements de mon chien pas

toujours cartésiano-français ce qui

d’habitude me remplit d’aise et j’opine

je perçois la vérité sous les divagations

malicieusement canines quel besoin de

tout ce fatras du socle de la vision

magico-hallucinatoire du patriarche

sage du sachem pachyderme laissons

souffler le vent de la légèreté de

l’ineffable des brins de lumière qui

illuminent la mer en un breuvage qui

pétille larguer les amarres !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Levez l’ancre ! périscope ! En avant

toute dans les eaux claires de la voie

lactée !

Mais mon chien au terme de cette

inspiration sur-canine s’est endormi tel

Rantanplan malgré son ronflement de

locomotive vapeur

- 131 -

- 132 -

ODYSSEUS II

- 133 -

Reviendrons-nous

jamais ?

Le grand cercle infléchi

vers le point

comme une pliure à contre sens

Se pliera-t-il jamais ?

- 134 -

Sommes nous condamnés à une

errance

droit fil inflexible et sans fin

le bleu terrifiant

opacise la masse s’incise de gris

assise de boue recluse de blanc

ride d’onde au grain impatient

- 135 -

Mouvements concentriques

inquiétant en dessous

surgissement fatal ou reflux

violacé

au retour d’un orage

les déviances rejettent les bris

au couchant

La voile obstinément aux veines

noueuses accroche le vent à

dériver à court courant et

remonte l’insolence

- 136 -

Le trajet plie en ressort à contre

courant

rechigne au fanal enlacé du

chant percutant

et crève du devant

Bander sa vie en refus

Je tords sombre le mouvement

fatal

- 137 -

Revenir en ployant l’étrave aux

os de l’eau en rive à terre et

advenir malgré les filets d’îles

sardines filant en mirage

ironique morue puantes à cale

de vague enragé

Sourdre à l’impuissance

repoussoir de l’en avant

Revenir

Arrimer ce qui ne se résout pas

- 138 -

Tension qui plie l’espace à sa loi

Finalement.

- 139 -

Coeur n’roll

- 140 -

je banderole

sable au claire

noue

jouis

en entrelac

spasme

mots

gigue

quand fer ce peu

au bois

j’irise ce bleuet

tu lippes happe

à manche é

blouissant

des lyres glissent aux doigts

la trachée haute gland ou noix

s’éthernise au bal

coque in

coeurn’roll jamais pétales santal

thyrénienne

ma brise rosage

o

range

tes bas

- 141 -

babines

en

core sages

mais

yourtepointe

biaise

bell

i

queue

gyr

a

toir

e

sang

tiare

pis sole pleur reuse

ni gage ni barre

s’y lappent sans lise

frisée

les laies en bas tues lorgnes

à ma plumard

le ailes a

queuses raid

hissent un temps et s’enflent

comme niagarà

- 142 -

sèmaille la bourrant

rond

je trime

rare

en

coeur

au

sable blanc

dérive

déferle

active

noue full

un brelan d’as roar en paire

lazare s’épelle à rebours

drue la verge tire

et d’art s’enmitoufle

- 143 -

Nevermore

- 144 -

et en ronde insatiable

on a vu danser les mots

mots farandole

mots blessures, mots fatigues,

mots joies, mots révoltes

mots dont les êtres sont la tête

dont les mains se rejoignent

mots en toucher frénétique

apaisement de l’écrasement

- 145 -

et des mains qui se joignent

en boucles d’obstination

ferment les plaies de la laideur

murmures en mélopées

comme autant de lettres

cette phrase

les mots dans les mots

ose le mot

des mots qui scandent sans

relâche

tournant tournant se

tourneboulant

osent Le mot

- 146 -

à faire le tour

de l’humanité

noire

blanche

rouge

jaune

rayée zébrée

triangulée quadraturée

exaspérée

à bout de bras et de jambe

vie déchaînée

soupir intense vive clameur

bouche de la fatigue

- 147 -

de la terre du ciel du vent et de

la pluie

martelant

ce chant à casser la chaine de fer

haine de métal

qui entravent nos voyelles

nos esprits alourdis

qui ne rêvent que de laisser

l’esprit courir

loin au delà des murs de ciment

ferraillés

infranchissables

- 148 -

douves de sacs plastique et

chimie d’épines cases de joncs

ondulation végétale

maison vent

Harmattan

rouge brun de terre

farouche

ces mots ces mots ces mots

on les entends

des quatre mains de l’homme

des cinq hanches de la femme

- 149 -

résonner gémir chanter

triompher

envahir

le ciel l’arbre l’eau la poussière

s’envoler au dents des fleuves

et

transmettre

à l’oiseau qui approuve

au poisson ravitailleur

de la rive trachée d’eau

- 150 -

Lune

chant bariolé

berceuse des couleurs

crépuscule au sourire de

l’enfance

crie et sourit

ces mots

- 151 -

NEVERMORE,

NEVERMORE,

NEVERMORE

- 152 -

Poï

aima

- 153 -

Jasmin en vol

papillon,

seul de tige en belles ailes

le bariocolore étire les

mailles en soubresauts

triade

mature calligraphique

comme une offrande,

frèle prière et clair ajour

la lune au petit matin

renvoit la matitée

à la nuit

opalescence noctambule

matiné

le maté

entre etherenvol

surenchère et cap pointue

- 154 -

meurt blème syrinx

les couleurs circumvolent

en volutes bleues

collation argentine les

tranchestringle appellent

les méridiannes

opacité

ou

hémisphère à l’aune de

l’évanouiescence

balantremblement végétal

et feutiraillement

la terre

montagne si proche

envoutement

cosmodiluvien l’océan

danger heureux de l’â mer

tresses graminées sur les

cactées gémissent

- 155 -

ce mariage entre les sons

karmadialogues

rapprochent incessamment

les flutes

des traits

filés

en une philosophie

imperceptible l’envers

inversé de

l’englougloutisserand .

- 156 -

quant à moi ma hache à la

main avec préméditation

j’hacharne à briser les

barrières d’un bois serré

dont on fait les prisons

à tomber

pour transpirer la lumière

d’une caresse enfin libre

mes murs de fer

laissent l’aspire d’une aube

charnelle envoler les lèvres

pour qu’un mot se dessine

à se poser sur ta main

dégantée mes yeux déglués

se sentent

songe lisse et toucher la

douceur

proférée

- 157 -

à la rencontre le long du lin

fin les hanches de l’atlante

perçue

le bois se fend

le fer fond

fébrile d’un cumul effleuré

violente détente

bouleversée

murmure aquarailé d’une

encre dissimulée

je te vois et ne retiens sur la

ligne qu’un fil que je pose

entrecroisée

la hache posée

le slow bigine perfuse le

tango

pris au collet , la peau

rapproché s’est tremblée

comme une fleur d’un

frisson

- 158 -

- 159 -

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