en rond une bouche livre les extraits des masures
feuilles pilées tiges coupées l’eau forte du vert
ventre rouge écaillé les plumes parent une argile
pale entre chair et pourpre l’anneau de tes lèvres
juin 4, 2009
en rond une bouche livre les extraits des masures
feuilles pilées tiges coupées l’eau forte du vert
ventre rouge écaillé les plumes parent une argile
pale entre chair et pourpre l’anneau de tes lèvres
juin 2, 2009

un coin d’ombre et dort
un papillon
la peau une terre cuite
des sons en a
un u des feuilles!
les sons pincent
les cordes
la guitare est rauque
bois sourd
le cuivre
une brune acoustique
ce U
une robe tressée
marronne
la chaleur dérouille
mes yeux reposent
obliques
les yeux vifs traits
une jungle
et le fleuve opaque
tressé
méandres femme
brunis
Terracotta comment dit on en guarani
les yeux m’en disent plus
et la main
pagaie les lignes claires
enclos une aube contenue
juin 1, 2009
un océan de douceur
une travée page lisse
p l age
une voile dans la hauteur
anime étalée
mai 27, 2009
Voile de si loin un sillage
croisent les rejets des attraits
une tige dans les feuilles
les pleurs d’un soleil
dévisager
Y a t’il un lieu loin d’une hâte
errements d’un leurre
ferrement sourd
la fléchée des embruns
mai 26, 2009
littéral et littoral
trempe
plonge
le fluide
courant
du flot
ce geste de puiser
et le partage
lumière
air incoercible
ce souffle
au delà de l’ombre
du soleil trop fort
zone de feu
inaccessible
le désir ?
ce qui nous accueille
qui nous brûle
qui nous détruit
qui nous attire
nous repousse
nous ombrage
nous aveugle
nous cajole
nous trompe
que nous trompons
nous leurre
nous piège
nous abreuve
nous calcine
nous trempe
dans le désir
la force
serait le corps
épanché le corps a fini de hurler
est ce l’âme ce trou de lumière
les traces vives de la couleur
incarnat
mai 26, 2009
mon age me colle à la rive
comme un vent froid
mes rides
pour autant l’azur déchiffre
nuages
cette fulgurance
une écume brodé à l’océan
dégradé des tons
une harmonie fulmine
l’énigme éphémère repose
chaque souffle une tension
déployé
j’endigue le plein du monde
est ce d’être obscène ?
la beauté m’attire
l’aubaine m’égare
les vents pesants apaisent mes rejets
l’élancement de mes projets retombe
être un trait plein
à la conquête de son vide
procéder de soi
se contrer à rebours
exige la clairvoyance
l’homme
enfin demeure seul
gîte
d’une quiétude pleine
empli
il garde à soi
les yeux à la virevolte
virent d’immobilisme
retourné à lui même
il a renoncé
à éparpiller les sens
une lave froide
alors qu’il tentait de choir
le recul a instauré un calme
une pesée des mots
la lenteur nécessaire
démine la pesanteur

mai 26, 2009
légèreté d’un songe
l’éclatement solaire
l’homme des envols au couchant
se sachant et qu’il n’est pas oiseau
le cercle s’est refermé ouvert
plénitude sans ombre ni lumière
mai 26, 2009
entre nos bords
s’engouffre
ce qui nous coule
le rythme
errances
du courant
les colères
des embranchements
d’ étoile
boucle les temps
corps
la finitude à l’aube
dans la bouche
inexorable
inéluctable
vrille
même la révolte
et le choix
de détourner
visse
mai 25, 2009
Une contradiction
l’amoncellement des sens
discerne une folie
un aveuglement disjoint
mais
dans le lié des pleins
un terreau aveugle
une disponibilité étale
la présence lache prise
un silence la prolonge
mai 26, 2009
La friction des regards
Posted by SiL under CERCLE DES POETES | Mots-clefs: commentaires, digestion |[3] Comments