en rond une bouche livre les extraits des masures
feuilles pilées tiges coupées l’eau forte du vert
ventre rouge écaillé les plumes parent une argile

pale entre chair et pourpre l’anneau de tes lèvres

terracotta

un coin d’ombre et dort
un papillon
la peau une terre cuite


des sons en a
un u   des feuilles!
les sons  pincent
les cordes
la guitare est rauque
bois  sourd
le cuivre
une brune acoustique
ce U
une robe tressée
marronne

la chaleur dérouille
mes yeux reposent
obliques
les yeux vifs traits

une jungle
et le fleuve opaque
tressé
méandres femme
brunis

Terracotta comment dit on en guarani


les yeux m’en disent plus
et la main
pagaie les lignes claires


enclos une aube contenue

un océan                                     de douceur
une travée                                 page lisse

p                          l                            age


une voile                                    dans la hauteur

anime                                            étalée

Voile de si loin un sillage
croisent les rejets des attraits
une tige dans les feuilles
les pleurs d’un soleil

dévisager

Y a t’il un lieu  loin d’une hâte
errements d’un leurre
ferrement sourd
la fléchée des
embruns


littéral et littoral

trempe
plonge
le fluide
courant
du flot


ce geste de puiser
et le partage


lumière
air incoercible
ce souffle

au delà de l’ombre
du soleil trop fort


zone de feu
inaccessible
le désir ?


ce qui nous accueille
qui nous brûle
qui nous détruit
qui nous attire
nous repousse
nous ombrage
nous aveugle
nous cajole
nous trompe
que nous trompons
nous leurre
nous piège
nous abreuve
nous calcine
nous trempe

dans le désir
la force
serait le corps

épanché le corps a fini de hurler


est ce l’âme ce trou de lumière
les traces vive
s de la couleur

incarnat


mon age me colle à la rive
comme un vent froid
mes rides
pour autant l’azur déchiffre
nuages
cette fulgurance
une écume brodé à l’océan
dégradé des tons
une harmonie fulmine


l’énigme éphémère repose
chaque souffle une tension
déployé
j’endigue le plein du monde

est ce d’être obscène  ?
la beauté m’attire
l’aubaine  m’égare


les vents pesants apaisent mes rejets
l’élancement de mes projets retombe



être  un trait plein
à la conquête de son vide
procéder de soi
se contrer à rebours
exige la clairvoyance


l’homme
enfin demeure seul
gîte
d’une quiétude pleine
empli
il garde à soi


les yeux à la virevolte
virent d’immobilisme

retourné à lui même
il a renoncé
à éparpiller les sens


une lave froide

alors qu’il tentait de choir
le recul a instauré un calme


une pesée des mots
la lenteur nécessaire

démine la pesanteur



parc003

légèreté d’un songe
l’éclatement solaire


l’homme des envols au couchant
se sachant et qu’il n’est pas oiseau


le cercle s’est refermé ouvert


plénitude sans ombre ni lumière

HERBES3_1000

entre nos bords
s’engouffre
ce qui nous coule



le rythme
errances
du courant
les colères
des embranchements
d’ étoile


boucle les temps
corps
la finitude à l’aube


dans la bouche
inexorable
inéluctable

vrille
même la révolte
et le choix
de détourner
visse

Une contradiction

l’amoncellement des sens
discerne une folie
un aveuglement disjoint

mais
dans le lié des pleins
un terreau aveugle
une disponibilité étale

la présence lache prise
un silence la prolonge

« Page précédentePage suivante »