mon age me colle à la rive
comme un vent froid
mes rides
pour autant l’azur déchiffre
nuages
cette fulgurance
une écume brodé à l’océan
dégradé des tons
une harmonie fulmine
l’énigme éphémère repose
chaque souffle une tension
déployé
j’endigue le plein du monde
est ce d’être obscène ?
la beauté m’attire
l’aubaine m’égare
les vents pesants apaisent mes rejets
l’élancement de mes projets retombe
être un trait plein
à la conquête de son vide
procéder de soi
se contrer à rebours
exige la clairvoyance
l’homme
enfin demeure seul
gîte
d’une quiétude pleine
empli
il garde à soi
les yeux à la virevolte
virent d’immobilisme
retourné à lui même
il a renoncé
à éparpiller les sens
une lave froide
alors qu’il tentait de choir
le recul a instauré un calme
une pesée des mots
la lenteur nécessaire
démine la pesanteur

mai 26, 2009
La friction des regards
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