Une contradiction
l’amoncellement des sens
discerne une folie
un aveuglement disjoint
mais
dans le lié des pleins
un terreau aveugle
une disponibilité étale
la présence lache prise
un silence la prolonge
mai 25, 2009
Une contradiction
l’amoncellement des sens
discerne une folie
un aveuglement disjoint
mais
dans le lié des pleins
un terreau aveugle
une disponibilité étale
la présence lache prise
un silence la prolonge
mai 24, 2009
comme un oreiller salé
la nuit m’a cahoté
un chahut me raffute
tout mon corps en a profité
gris ce calme est plat
une tôle à peine ondulée
une épaisseur cassante
ossature sidérurgique
dans une nuit débraillée
les pointes et les treillis
vers l’air le tournoyant d’eau
temps calme à cale d’ivresse
mai 24, 2009
Sur l’écriture celle qui sonde l’abysse des vents, l’irrationnel donne essence à la parole.
Sur l’écriture celle qui descend en colimaçon, l’irrationnel donne sens muet à l’abîme.
Sur l’écriture celle qui ne peut se dire qu’en plume, l’irrationnel déverse les courants en l’air.
~°~
Flotter dans l’air à se remplir d’air – S’élever dans les airs pour tirer en l’air – L’air des émotions, ça n’a pas l’air facile – Airs à boire, c’est l’air qui fait la chanson – Des variations sur un air à arranger – Les airs nous font voyager – Les fouets de l’air par un battement d’ailes – Ces airs qui nous font tourner la tête, l’air de rien – Cela ne manque pas d’air pour être à l’air libre.
mai 24, 2009
abcise
une pression une pesée du corps
à taper le sol une célébration!
le soleil brûle la danse lui répond
à carré égal un vide une transparence
une intériorité silence des rythmes
une visée accueille le reccueillement
mai 24, 2009
Je me découds au soleil
fonderie en fusion
chaleur plissée verbale
mai 24, 2009
Beuglement solaire
distorsion soudaine
accalmie lunaire
mai 24, 2009
mon désir au creux du ventre
écarquille les poussées du matin
l’héliospère chauffe à l’hélium
drue l’incandescence poivrée
mai 24, 2009
on ne sait rien
des remous en dessous
sans doute profondeur abyssale
d’entre les roches
des vallées craquées
reprises abruptes
des jardins délaissés
ouïssent les cercles des cratères engloutis
les brisures entament une couture
la masse répond
clos la question
corps bleus nuées sombres des été
à corde de démesure
les tiraillements
polissent un pli
envolée de la marche
vaste remontée d’eau
libation de l’air
la transparence
un apaisement de cristal
yeux des vagues
une peau d’eau sur les brisants
la pesanteur
harmonie des forces
suspend l’ébriété
sont rythmes désaccordés
la couleur comme une étoffe
batik polyphonique
élancées
sphères
l’étreinte d’ une consolation
mai 24, 2009
en trombe les étoiles filantes
en tombant
éclaboussent l’eau du feu
et naissent en gerbes
pluie l’ orage des oranges
mai 23, 2009
flambeau le bruit de lave
l’éclat astre des yeux
flambe
les fleuves en dessous haute rive
cascades de vertige
gouffres d’eau silence des signes
voute du chant sibylle de l’ébullition
la transparence marée sombre
la nuit étoile noire
nuit des lucioles boucan indigo
tourmente émotion lucide
cèdre au velours ligne caresse
saillie de lune ronde et cède
or
le tracé de ton visage
la clarté
cette chaleur de l’ombre
rouge
les cheveux de ton baiser
voix
martellement des songes
quiétude
ma douce ensanglanté
nez
doux plissé de rose
bougeoir
le sang de la rougeur
lèvres
l’intermède fébrile
lumière
l’étincellement de l’oeil