Une contradiction

l’amoncellement des sens
discerne une folie
un aveuglement disjoint

mais
dans le lié des pleins
un terreau aveugle
une disponibilité étale

la présence lache prise
un silence la prolonge

comme un oreiller salé
la nuit m’a cahoté
un chahut me raffute

tout mon corps en a profité


gris ce calme est plat

une tôle à peine ondulée
une épaisseur cassante
ossature  sidérurgique


dans une nuit débraillée
les pointes et les treillis


vers l’air le tournoyant d’eau
temps calme à cale d’ivresse

Sur l’écriture celle qui sonde l’abysse des vents, l’irrationnel donne essence à la parole.
Sur l’écriture celle qui descend en colimaçon, l’irrationnel donne sens muet à l’abîme.
Sur l’écriture celle qui ne peut se dire qu’en plume, l’irrationnel déverse les courants en l’air.

~°~

Flotter dans l’air à se remplir d’air – S’élever dans les airs pour tirer en l’air – L’air des émotions, ça n’a pas l’air facile – Airs à boire, c’est l’air qui fait la chanson – Des variations sur un air à arranger – Les airs nous font voyager – Les fouets de l’air par un battement d’ailes – Ces airs qui nous font tourner la tête, l’air de rien – Cela ne manque pas d’air pour être à l’air libre.

abcise

une pression une pesée du corps
à taper le sol une célébration!
le soleil brûle la danse lui répond

à carré égal un vide une transparence
une intériorité silence des rythmes
une visée accueille le reccueillement

Je me découds au soleil

fonderie en fusion

chaleur plissée verbale

Beuglement solaire


distorsion soudaine


accalmie lunaire

mon désir au creux du ventre
écarquille les poussées du matin
l’héliospère chauffe à l’hélium
drue l’incandescence poivrée


on ne sait rien
des remous en dessous


sans doute profondeur abyssale


d’entre les roches
des vallées craquées
reprises abruptes

des jardins délaissés


ouïssent les cercles des cratères engloutis


les brisures entament une couture


la masse répond
clos la question

corps bleus nuées sombres des été


à corde  de démesure


les tiraillements
polissent un pli


envolée de la marche
vaste remontée d’eau


libation de l’air


la transparence
un apaisement de cristal

yeux des vagues

une peau d’eau sur les brisants


la pesanteur
harmonie                    des forces
suspend l’ébriété
sont  rythmes          désaccordés

la couleur comme une étoffe
batik polyphonique
élancées
sphères
l’étreinte d’ une consolation



en trombe les étoiles filantes
en tombant
éclaboussent l’eau du feu

et naissent en gerbes


pluie                    l’ orage des oranges

flambeau                                            le bruit de lave
l’éclat                                                    astre des yeux
flambe

les fleuves en dessous              haute rive
cascades de vertige

gouffres d’eau                                 silence des signes
voute du chant                              sibylle de l’ébullition


la transparence                             marée sombre
la nuit                                                   étoile noire
nuit des lucioles                           boucan  indigo
tourmente                                        émotion lucide
cèdre au velours                           ligne caresse
saillie de lune                                  ronde et cède

or
le tracé de ton visage


la clarté
cette  chaleur de l’ombre


rouge
les cheveux de ton baiser


voix
martellement des songes


quiétude
ma douce ensanglanté


nez
doux  plissé de rose


bougeoir
le sang de la rougeur


lèvres
l’intermède fébrile


lumière
l’étincellement de l’oeil

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