sous le vent ras
ma fatigue arrache
les velléités




est ce de tomber
les regards chargés reviennent à vide
déchargés


une déchirure
la solitude soumet la feuille offerte

vue émargée


en sens inverse
la nuit accentue les contraires
coque retournée

fibrille
secouée d’un éclat de rire
l’homme
cet amas de jambes
en pleurerai

figé son sexe alors
s’accroche aux étoiles
tente de les éteindre


boudeuse
la nuit
s’éloigne
pas de chat
aguichante
la moue
inaccessible

le piège de l’incandescence
la flamme à l’affut

§

sous la cendre couve l’œil de braise
mue instantanée

§

deux yeux
le réel fixe
attend sa proie enroulé dans l’indifférence

§

férocité carnée
les sens étirent à lui la gambade insouciante

§

la belle à l’incarnat
s’étonne des remous
bouche de l’embrasement

§

dépité le désir tapi
étonné lui même de ses épanchements

§

lisse
l’éboulement de mer à l’aube suivante

§

est ce le désir cette arrogance
que cherche t’il
n’est ce pas lui-même la visée de l’incandescence ?

§

corps aux abois
meute du cœur
le  désir veille

§

écarquillé et rouge
se sachant gris
le corps surpris s’entend souffler

§

à l’age gris
en dormance cette rive à  l’âme
l’automne la marée de l’aurore

§

érosion du temps
l’être est il déjà pétrifié
lave imprévisible

§

tes renflements dans ton sommeil
te creusent
une tige
verte mimétique  de l’ardeur

§

dans mon reflet les bras m’en tombe
les yeux se désillent

§

à l’aube de la mort
l’astre rouge s’obstine à fanfaronner

§

honteuses
les noces de la nuit tombent à la pesée du jour

A sonore du vent projette l’infini des pas, la destinée trouvée des poètes, nez au mots et mains de velours.
A l’épidermique des courbes le cuivre instrumente l’Alyzée, le littéral des poumons.
Étancher les flots sous la nuée lustrée des cordes, des crinières en crue le galop transporte.
Étoffer les échos invités sous le dôme pelliculé d’or ruisselants autour des tempes.
Une trempe à poétiser, une trempe à l’âme, une trempe à lumière.

CadrelamainDégradé

27721729@N07 © ArtySIL

merci à ArtySIL pour son travail patient qui a permis cette réalisation.

Chandelle d’élixir l’affleurement distille si peu
qu’elle tient à distance
le magnétisme intense d’une formule
éprise d’absolu

du bout des sens la marge des frétillements
elles apposent l’éclatement à la couleur
même dans cet indistinct
les voir
apparaitre
prêtes à tous les verbes
les gestes percent à portée de voix
turbine de mains

Lecadre-lamainDégradédans ce demi obscur
l’aura
est à défi
rayonnement incandescent
pigmentaire
entrecroisement des lignes
contrecroisée des faisceaux
carrés ovales
dérives des sillons
fleuves doigtés
la peau est un rébus
tour kabbalistique
enchevêtrement des langues
babelle  cinq iles
paume continent
les rives
l’abord de l’air
lire ces tracées de l’être à fleur
de peau

signes s’étendent le long des doigts
révèlent la toute puissance
l’engloutissement du sens
les sens à l’œuvre
toutes les caravelles



Eldoradelle


lamainDégradécroix gonflées en périple du vent
crient terre
la main même immobile
est comme une noix de tonnerre
bleue
menace douce
promesse
et les délices

rivage   rivelle    rivale   rive

charnelle elle tisse à l’envie
soufflée sur la paroi
l’égale de la bouche et du souffle
l’oeil la révère
la voit lire  toute en puissance
magie rousse rouge


pulsations éclectiques
sous le masque charme
elle
tous les bruits
les nues force contigues
émanent
d’elle
l’univers entier se déclenche



lamainBrunel’entredeux ombre d’un corps à l’affut
jus de l’œil
joyeux
le vivre par l’ouvert
pourrait se refermer
saisir
agripper
étrangler
et puis magicienne dodécaphonique
sculpter    façonner    résonner   griffer
caresser    guérir          effiler           tenir
garder         offrir            passer          capter


C
losange d’ange
elle sait dans son toucher
elle est le tout de la femme
féminin de l’homme
elle règne par le toucher
elle peut déclencher
vibrer l’essence
fascinants
vents de la création
subitement animer l’effervescence
subtilement enchérir  l’élégance
diffracter l’isolement
soumettre l’ensorcellement
transformer
le monde en joyaux
orfèvrerie
la langueur militante

elle n’a pas de rives
elle les éléments
de tout ce qui s’offre et se refuse



éberlué l’oeil perçoit tout ça





mer_2G gout du sel marin sur ma peau B brasser l’eau du rivage retrouver les mouvements dorsaux, M me sentir nageoire

Je retrouve l’eau

la mer m’environne
mon alliée ancienne
trempe le torse à l’ hibiscus

un bien être me soulage

Ma chamade s »‘emballe et je dérape
pourpre
le bleu teinte le ton carmin


ton visage malgré moi en moi

l’eau triste d’être muette
la gêne alourdie du secret

m’alléger
redevenir libre
nager vers la lumière
au loin l’eau dans les galets
loin une transparence corail étire


Une ligne éparse

garder l’eau à la verticale I médiane
douceur déterrée
cime immergée
ile toujours
pan fractal
à l’horizon
reste une ligne
se confond et trace un cercle
vif sidéral

La beauté reste la même
un même engouement
engloutie une utopie?


le temps 46 fois s’est déroulé
la plage de sable me le ramène
grain d’or où je me roule
palpe l’odeur du temps


Mon en-vie à vivre à dérouler
plage d’airain l’onde immergée

Lierre étouffant le chêne du temps la rose s’épuise en songe

MAIN_2Sagesse tristesse le sable agrippe la peau la mer ramène au rivage les vagues
c’est l’eau qui renouvelle le temps en rouleaux

Le sable sans qu’il soit triste est une rive à l’âme

Montagne infime au creux des doigts
l’age zen entoure la pierre et contemple
le vécu et l’inaccompli

opalines senteur et cuivre
papyrus dyonisiaque
un secret s’y trouve réjoui

§

Dans l’échappée nocturne
l’argile
flore d’une coulée de lave

§

telles qu’elles
opacisent à mi-chemin
égarent
ramènent au chemin
qu’elles
tracent sur ma rétine

§

gémissent
noir bleuté

§

Les mains brunes
effilées et fortes

§


d’accord elles luisent au soleil
mais la tendresse les détiennent

§

voiles éprises des jeux de lumière

§

Comme une mise en abime
les mains sauvages
oublient les mots retords

§

L’intempérance
les pigments qui détonnent
s’agrippent à l’espérance

§

A l’aube remontent du fonds des tons

§

Magnificence des bruns
ondée sur les doigts
le sang des roses s’épanche

§


Aube de rose la robe rosée
vacarme de la pigmentation

§

Tes yeux plissés
ta lèvre plissée
terre dissimulée


§


volcan refroidi des plis
des gorgées chaudes
le cratère dans ta main

§


le nacre
blancheur de lait
luit
comme une aura

§

au bord de tous les bords
plis cendrés
gris carnés
lave orangée  des foudres


§


carmines ombrées
au vif rejet d’azur

§


la tablée d’or amoncelle
les fruits
d’une constance claire
les gelées de sang
pulpe  la peau ose
la caresse d’une main à la lèvre


genièvre
l’ivresse sève
ogre carmin
rêve de nacre

du bord
rosé

Âme pirogue
pagaie la peau à l’étoile

l’aurore
scintille

d’un fluide émeraude
les sens
aux temps
une étincelle d’ambre
murmure
l’en-vie
à l’aube brune

les sources d’une lumière
blanche

IMG_8015

Tmp00007

une lueur
en faisceau crée l’espace
on imagine à l’infini
sans borne
ce n’est pas une couleur
l’espace dévale dans une plénitude
sans un bruit qui ne heurte

harmonies
un chant des sphères
une ambre de silence
velouté l’écho des ailleurs
rend visible la lueur

on perçoit les rythmes
mouvements égaux
une écriture ancienne scrute l’éther
enclenche
l’immanence
trois déclenchements


ondes
les fluorescences solaires
ramènent l’espace à sa présence


pourpres les traces acclament
en graines de comètes
foncent les ombre sur le luminaire
fait surgir la couleur

Tmp00005 (2)

Ambre
la face cachée d’une peau
en
écrit planète sereine

l’ombre fait la part belle
à l’harmonie des lignes


à la trace trois fois dans l’espace
répond une ligne pleine
l’autre face vaste
entrecroise verticales et planes
point focal
de la méditation angulaire


un déplacement fait vibrer la lumière
sillage chargé d’ions
dessine les contours
pulsation
comme un langage que le corps sait
révèle
le clair de la vibration
douce

écoute
la libation des ors
ciselure à la nuit
rayonnement
enluminure
l’intense
invite à la courbe verticale


mentalement
les couleurs l’aval de sombre
le doré du noir

myrtille
cette lueur  rythme la beauté du souffle
il n’y a que la peau le vide et les écarts

le clair-obscur efface
comme la voix
chaude
vibre une clameur
une finesse de ton


La puissance de la peau indécise

Tmp0000D(2)Merci à ArtySIL,même si elle préfère les photos « retravaillées » , celles-ci m’ont inspiré ;

27721729@N07 © ArtySILhttp://www.flickr.com/photos/artysil/

lactaire sereine
l’ébriété en fleur cerise
pulpe
la douce dérive la noirceur évanouie
défaite
narcisse des terres
sculpte en bande
les fandangos
rouges
pigmentaire
le bleu abrasif
toise
le retrait veule

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