Je tiens ce son des commencements cette lettre  en forme de nœud   “a” murmure comme une eau solaire, un son comme la jointure des ivresses dans les calmes qu’une irruption des foudres, la résorption  de l’ombre le pli du plein
soleil, fracture dans l’évanoui, rayure qui tranche sur le gris, un battement dans le rouge, ce son pourrait être n’importe quoi

Il emplit tout le mouvement, baise le “b” parfait


Le poème s’étend s’entend se tend comme une eau ruisselle au bleu des deux miroirs, celui de l’air,

Nue, elle

Ce pourrait être ce par quoi je commence,

Cet élancement replié d’elle envolée


Ce qui nous accueille ce qui nous brûle ce qui nous détruit ce qui nous attire nous repousse nous ombrage nous aveugle nous cajole nous trompe que nous trompons est-ce  ce leurre qui nous piège nous abreuve nous calcine nous trempe

nous aide à vivre


Le vent tempête la voile devenue vent
entre nos bords
s’engouffre

L’eau qui nous coule attire vers le fond

La force serait le corps
alors les étincelles épanchent
le corps a fini de hurler


Est-ce l’âme ? Ce trou de lumière, les traces vives incarnates

Ouvre et referme au ras du vent

Voile de si loin un sillage
croisent de rejets les attraits
une tige dans les feuilles
les pleurs d’un soleil

Dévisager

Y a-t-il un lieu loin d’une hâte ?


L’enfant s’éveille il perçoit comme une ligne

Autour de lui la chaleur les couleurs les vagues comme une conque brandit le son

C’est un murmure

L’océan emplit les bleus les rouge les ors


Ample l’envie claire est brune et le corps un défi

Le sable au risque de l’eau est-ce l’air une boucle verte borde l’indigo
gifle

L’étain de la sérénité


Trame

Les tresses la tablée d’or

Amoncelle

Les fruits
dans les gelées du sang
une pulpe que la peau ose
une main à l’interstice des lèvres


Ocre carmin
rêve de nacre

du bord
rosé

Âme pirogue
le ciel pagaie à peau d’étoile


Les sens
distinguent
une étincelle ambre
murmure
brune

À l’aube des sources
claires
une lumière blanche

Planètes fessières


Un silence le prolonge

Une tige dans les feuilles
les pleurs d’un soleil

L’errement d’un leurre
ferrement sourd
la fléchée des embruns


Frange des tresses

Les cheveux comme des filets évident
au courant l’écume entre-nouée

Chantres et la transe

Une pression une pesée du corps
à taper le sol

Une célébration!

Le soleil brûle la danse lui répond


Mouvement au début calme vague repue semble telle encore de toutes les possibilités en mouvement

J’ai pensé à la brillance du jour ou l’action commande quand le pas un souffle n’exige que la lave de l’être remonte combattre les promptitudes du jour là ou le mouvement capte la vibrance ce soleil tranchant là où le corps est couleur et s’apprête remonté de l’engourdissement en lèche nocturne de derrière le sommeil transparentes les faces et la matité vive contre les rebords glacés du jour

Enroulement le jour cet abord frontal la langueur déferlante de tous les éveils

Lâchés dans ce tremblement la bouche les mains et l’œil et le pli à la robe des pieds la cuisse ébranlée jusqu’au sexe sueur dans le frottement à l’assaut luit le jour.

Le vent la mer ‘écaille
le temps qui fond

À rimer la nuit l’antécédent ne cède en rien
mugit l’immanence

La danse dans la poursuite d’ombre


Un peu d’air

Aout !

Mes vents défrisent les couleurs

Ara

Iles de plumes respirent le feu et agitent ma couleur

Impalpable criard

Cette gorge répète à foison ce qui tord dans les lianes et les feuilles agitent l’esprit le vent le bois


Le frétillement de l’œil

Ce soupçon d’amour

Gueulard

Flèche creusée dans les veines du bois
la plume sorcière

Silencieusement rieur

L’Ara s’envole


Alouettes  mouettes et m’enchantent rouge-gorge perruches pudeur canari
s’effondrent cormorans  condor bleu retentit geai glissement hirondelle d’une même lignée relie
la blancheur une picoraison oiseuse

Ailes graciles le long d’un nuage été

Caille

Une herbe un peu d’air se plie et ponctue


L’éclat de rire

Scinde dans les lèvres une onde de pluie défroissée


Crissement à l’égal du blanc
les mots accrochent le silence
porte de l’inaudible

Que

Ce serpent qui bouscule en douceur par en dessous
ces chantages de la vibration
ces relations au son
passage de l’un à l’autre

Massacre

Où les frétillements des queues
tranchent de haut en bas


En rond une bouche livre les extraits des masures
feuilles pilées tiges coupées l’eau forte du vert
ventre rouge écaillé les plumes parent une argile

Pale entre chair et pourpre l’anneau varan des lèvres


Un coin d’ombre et dort

Un papillon
la peau une terre cuite


Des sons en a
un u   des feuilles!
Les sons  pincent
bois  sourd
le cuivre
ce U
une robe tressée
une marronne

Qu’est ce ?


Amas de plumes arrachées au vent
ara
dharma

La parure fière


La chaleur dérouille
mes yeux reposent sous les feuilles de l’eau stagnantes la rouille où filent

Obliques
les yeux vifs caïman labourent

une jungle
et le fleuve opaque
tressé
en chanvre défait
les méandres fins
les nervures brunies

Dorment moites sous les aisselles


Terracotta comment dit on en guarani ?


Les yeux m’en disent plus
et la main
pagaie les lignes claires

Enclose agua une aube contenue


Les yeux grands ouverts
parure argentée un ventre plus foncé que terre

Des mers en verve

Un bourbier d’où germent les troncs décoiffés

Une corolle en suspend libre le souffle creux des statues

Une silhouette dans le lointain rappelle à des désirs, surnageant dans la masse de la réalité, contradictoire et contrariante, l’image, terme vague, se superpose, traits jetés pleins bariolés, un croquis, à grandes lignes folles aux taches, et eau de couleur, comme un œil pourrait percevoir s’il allait vite, affleure, en un écho d’autre chose,

Elle n’est cependant pas innocente, comme une chrysalide, mue continue ou magie, elle entrecroise les emmêlements qui finissent par tisser une parure, déploiement de séduction, celle du coq même femme, la séduction est  projetée, d’abord à soi-même, vise à contrecarrer le projet de l’autre, dans le regard, image des milles images, lave d’avant la forme


La cigale charme lionne se fond à l’arbre, dissout l’autre, le regard  doit capter pour exister.
Cette danse immobile, arrache la captation, la contradiction une route en route hors d’atteinte dans le mouvement, sidérée.

Dans le chemin de l’un à l’autre, les projectiles fondent. Qu’en est-il ? Il faudrait s’approcher. Tenter de discerner : Comment voir, sans se leurrer, percer l’espace dans la vision, rejet être enrichissement, ingestion peut être dirait mieux l’engloutissement.

Une décision de ronce s’enracine dans son fonds propre.  Céder à la violence de  l’affrontement, décider de l’accouplement.

Quand la distante s’efface le regard désille. Qu’y voir ?


brânme l’âne qui brâme
anima ou brahma
ut à l’est dans les a coiffés
ou les a varia
le pas écarte le vase
ouvert
l’évasion
du continu u ou du discontinu
entre fil et entre son
pleurer en la
c’est à la pointe qu’il s’attend
s’entend


Secoué d’un éclat de rire
l’homme
cet amas de jambes
en pleurerai

Figé son sexe alors
s’accroche aux étoiles
tente de les éteindre


Est ce d’être obscène ?la beauté m’attire

Être  un trait plein à la conquête de son vide
procéder de soi se contrer à rebours exige la clairvoyance

L’élancement des vents retombe


Mon âge me colle à la rive
comme un vent froid
mes rides
pour autant l’azur déchiffre
nuages
nuances
cette fulgurance
une écume brodé à l’océan
dégradé des tons
une harmonie fulmine


L’énigme éphémère repose
chaque souffle une tension


J’endigue le plein du monde


L’homme
enfin demeure seul
gîte
d’une quiétude pleine
empli
il garde à soi


Les yeux à la virevolte virent d’immobilisme

Retourné à lui-même il a renoncé à éparpiller le sens


Au retour d’une lave froide

alors qu’il tentait de choir
un recul a instauré un calme

Une pesée des mots
la lenteur nécessaire

démine la pesanteur


On n’en sort pas de l’âme, bouée indispensable ?


Les mains tissent l’ostinato l’obstination et la répétition les doigts démêlent l’incertain et le tracé procréent en courbes disharmoniques


La mule

La finitude à l’aube

Vrille
même la révolte
et le choix
de détourner
vis
en ressac

Le cul de sac


Autant que les ellipses
les ans
les aléas surgissent
en cercles concentriques
en lui
referme
la boucle des temps


L’univers se pousse dans la bouche


Émarge  l’éraillement des marges


Des couleurs
à l’insu
par un ciseau buté
c’est là
lorsque les lignes outre passent
entre


Ces ravines qui percent le temps

Des crêtes des mots puisque le silence absorbe
l’anse
anche os de la ou

Seiche

C’est à l’aspérité
dehors quand le débord et le rebord pensent dans les hors

T

Le temps et l’autre

Et ne peut arrêter le mouvement
à se réinventer autre au lieu de se détruire, mais c’est ce qui est à l’ordre du jour

le passé allonge son ombre pendant que le présent nous brule d’un feu peut être irréversible …

le futur ouvert, s’il faut dire
si le passé est grand fermé
à moins de flotter dans le présent
bénéfique et ouvrir une autre ère du temps, sans référence


passé-futur-présent

ni ouvert
ni fermé

tourbillonnant dans l’immobilité

le temps est fou si nous voulons le chevaucher

à un autre  temps , répond un autre rythme,  du poème , qui n’est même plus un poème, ce temps là englobe beaucoup plus
les mots y trouve une résonance,


inspire


Parfois ils s’arrêtent et ne franchissent pas, ils restent sur le bord, ravine, ils y ont mené, désignent vaguement, ils ont perdu la prétention et laissent

l’

Se déployer sans qu’ils participent, eux y mènent, ne sont que les coups du bâton sur le roc, ou le rauque du rire, l’aiguë de la voix,


Pelage ventre pluie

dans la danse, ligne  une convocation, entre,  le temps, dont nous ne pouvons nous éloigner appelle  sur ce versant dépouillé se peut apercevoir, ce, la, les mots entament, au seuil sous l’astre rire

Énigmatique

Significatif

Inaccessible

Pourtant les mots y mènent


Diphtongues caloriques et la dévastation distendue

Est-ce une cette panique endémique ?

Les plus étonnés s’effraient des étirements de la cendre

Des engouements du fer

Les éternuements des dérives ?


Une tôle à peine ondulée
une épaisseur cassante

Ossature  sidérurgique

Rivalité comme on dit fièvre de cheval
le sensible aboie
C’est se couper les ailes avant de pouvoir s’envoler.


Fumées les stries endémiques trébuchent

Dis moi les sous-vêtements de l’aube quand craquent les fards ozone percent le jour d’une couche d’un soir attenante aux forceps de l’aurore
dyslexie les aubaines sous-jacentes ils luisent les pores sinistres de peaux

Recel à l’intox


La dissimulation tant que tombent les pétales d’une nuit distincte

Aubépine grillage du rose et l’aube


Cet enlacement subtil ce n’est que l’échange des salives

Les chromosomes innocents de l’embrassade du vivant

La transparence cette grammaire vive des anagrammes


À bien regarder la terre on y perçoit le silence
y voit le familier pourtant seule la matière s’y émet et dans l’air babil le langage décline les éminences entrevues

Est-ce la fleur, ce bourgeonnement entre les règnes ?


L’azur contredit s’étonne du sang caillé
une épanchée sombre

L’oiseau dans le ciel voit son ombre sur la jeté un bec des plumes


Déterrer l’air engager la clarté dans le vif de l’obscurité
cadencée
cette élancée ce n’est que l’attentat des tambours
dilué
l’éblouissement d’un écart et le précipice oblitère le vide à rebours


Échapper au foisonnement

L’urne
le poème
l’éclat
cherche ses sources


Des angles que le vent jusqu’alors jouait à cacher
De nouvelles phonétiques à nous cramer les ondes
lorsque la voix se riait des flux de l’ambiguïté
nous soufflant des bronches paléo-logiques


Les pâles d’une contradiction vide


Tandis que ma langue
tend un filet éructant au poème

Un intermède intercède la cessation du réel

Entre les pavés des ordres s’arroge le temps de l’arrogance un couac dans un parking fluorescent la gymnastique des bleus

Grise

Irrite la toux



Il jure aux planctons de lune, ses vents sont dans son sang, il rêve dans son sommeil ont déchainés les flots, une langueur plissait un sourire qu’il  croyait aveugle, le besoin d’une digue peut être le choix des mots.

Continuer l’accord au delà des brisants, l’étonnement continu de la rive, crier terre rompt le clos de l’eau, limite une dérive, bris de terre sa face les paumes striées de devoir aborder, le vert lui renvoie en retour l’usure du rouge le tout d’une échappée.

Cyclones d’au delà de la peau ou calme, une brise, le  bond d’une lame, la réalité de la tienne à la mienne l’écart est dysharmonique, échu de nulles parts  l’imprononçable de la nudité, mes vents imprévisibles rient, secousses du bord du précipice, s’étonnent du vertige, gorges chaudes des glacières, calme, le leurre dénoue une coiffure sage.


L’étonnement, la dérive de mon ancre, surpris et cahoté, un moment de répit et l’ampleur du ciel qui scrute, se demande comment les souffles vibrent la carapace
l’emmaillotage, les filets croisés, mes bourses de tortue, le regard cède et apaisé, le monde reprend son cours, enrichi de s’être vu, aimant, vibrant de lave, fissures les coulées l’étonnement dans les nuages, vie à vie, vie-vue s’il s’en respire, il doit y avoir des ressacs dans le temps qui boucle.

Dans cette glace, où le miroir nie l’image nette d’une surface plane, superposition, ton soupir, chape insouciante, une respiration hâtive, l’entre-deux, s’il choque, témoigne d’un abime, jachère qu’habite le vent à vivre la souffrance.



G
gout du sel marin sur ma peau

B
brasser l’eau du rivage retrouver les mouvements dorsaux,

M
me sentir nageoire


Je retrouve l’eau
La mer m’environne
mon alliée ancienne

Cette fois mon hibiscus est bien trempé !

Être me soulage


Je pense au Titien quand il  peint Suzanne et les vieillards, vieil homme qui lorgne vers la nymphe
femme du désir ou  regard de convoitise
indécence ou parabole ? Ce vieillard est-ce moi aujourd’hui?
À quel point suis-je de mon âge à ma vie, garder l’eau
un point de repère
la beauté reste la même
un même engouement,
une utopie?


Mon voyage à l’eau résonne  de la question Titien me revient dans l’eau  carmine
garder l’O comme point de repère

La beauté reste un engouement une utopie?


Le temps 46 fois s’est déroulé
la plage de sable me ramène
grain d’or où je me roule
palpe l’odeur du temps

Mon en-vie à vivre
à dérouler
l’airain la plage dans l’onde

Le rose épuise en songe


La sagesse s’attriste le sable agrippe la peau

Iode


La mer ramène aux vagues le rivage
c’est l’eau qui renouvelle le temps en rouleaux

Le sable sans qu’il soit triste est une rive à l’âme
montagne infime au creux des doigts
l’âge zen
entoure la pierre et contemple le vécu

L’inaccompli


Trempe
plonge
le fluide
au courant
du flot


Ce geste de puiser
et le partage


Lumière
l’air incoercible
ce souffle

Au delà de l’ombre qui rode
du soleil trop fort qui écrase


Zone de feu
inaccessible
le désir ?


Racle dans le fond propre
est-ce souffle

Au delà de l’ombre
du soleil trop fort

Un Dieu nous aveugle et nous empêche de voir

Feu brulant


L’espace un instant ou jamais
aussi incertain que

Le rythme des vents
les errances des courants
les colères des lumières


File l’anguille

Les talents
aiguilles
frisottis
de sèche

Pièce montée à l’amazone
âpres les câpres
les cheveux fins palmier
s’enroulent autour du nez
déroulent longiligne
une bouche frisée


Crisse une peur
la plaie circonflexe
sa voix
six vagues m’enchaînent
traine  lave de neige
fonce le train
si près


Elle
parle dans le noir
ma litéravie mon litéraelle
ma lettre litéraaile
rare à terre
rave à rêve
sème
à air


Délice ile à aquarelle

D’un bleu insoupçonné les myriades d’iles comme des poussières interpellent
l’ocre se dépose

Fragment de lumière l’eau tout en transparence accorde l’éveil


Fragments

La terre s’envole au couchant elle pleure la nostalgie au lit d’étoiles

Lointaine

Lactaire sereine

Légèreté d’un songe
éclatement solaire

L’homme des envols au couchant
se sachant et qu’il n’est pas oiseau
le cercle s’est refermé ouvert

Un lien inassouvi à la ligne du fleuve
un fil à l’insoumis

Mamelles de l’air


Poussière
faîte  du chemin
les pas
l’homme
dans le pas


Les strates
une route
le corps
où se porter
alentour

La lumière régale une opacité de fête, cible et pleure, un régal égal,
l’irrémédiable consent à s’assortir, un vulnéraire dérisoire décline l’émiettement d’un parterre étoilé, ci-git celles-ci invisible aléatoires ce sont les feuilles craquelées se fraye un chemin vers le dicible, rient de se savoir à terre, colloïdal, asphodèle circonspecte
isthme de déroute, le passage étroit fluctue, le doigt se plie Le soleil passe.



Un océan                                     de douceur
une travée                                 page lisse

p                          l                            age

Une voile                                    dans la hauteur

anime                                            en est étalée

En trombe                         les étoiles filantes
sifflent                                             en tombant
éclaboussent                                 eau du feu

et naissent                                      en gerbes


Mais c’est si tu me crois


Pluie                    l’orage des oranges


La transparence                             marée sombre
la nuit                                                   étoile noire
lucioles                          boucan  indigo
tourmente                                        l’émotion lucide
cèdre velours                           ligne caresse
saillie de lune                                  ronde et cèdre

Flambeau                              le bruit de lave
l’éclat                                    l’astre des yeux


Et flambent


Les fleuves en dessous              haute rive
la cascades des vertiges

Gouffres d’eau                le silence des signes

une voute au chant         les silences


La pesanteur
harmonie                    des forces
suspend l’ébriété

Voix les élancées éreintées
SPHERES
l’étreinte d’une consolation


Elle sirène

Est funambule


L’échappée nocturne et la noyade au chant
le vide est astral quand dans la barque
le bleu vire au rouge
vin
extatique
quand l’indigo

L’Espace Illuminant

Dans une nuit débraillée
temps calme à cale d’ivresse

Comme une voile noire

Yeux des vagues

La peau d’eau sur les brisants


Oriflamme

Nuit retournée


Sous le vent ras
ma fatigue arrache
les velléités

Est ce de tomber
les regards chargés reviennent à vide
déchargés


Une déchirure
la solitude soumet la feuille offerte
en sens inverse
la nuit accentue les contraires

Coque retournée

Le volcan refroidi des plis
le sol des gorgées chaudes

L’éclat du cratère dans ta main
dévale la rousseur

Le courant
moi
les mots
à ta rencontre éclaboussent


N

Acre
blancheur de lait
nuit
comme une aura

Schismes de la beauté


Ta main pour suivre
au bord de tous les bords
les plis cendrés
les gris carnés


Tes lèvres baumes
ton ventre génisse  tire le  lait du monde

L’outre de la voix verse les stries de  la pluie
rouge

Le cercle de mon collier

Mon lever de taille tes cordages de rêve
cheveux ligature débraillent ma folie

Ensembles tes pieds ensablent le silence


Si je te rêve labyrinthe
les plinthes à la jointure des lames

Sa peau mêle


J’entends sa peau
m’appelle
bêle loin de blême

Des dents les bouts de m’aime
en tongue citronnelle
cueille l’acide

Le visage jaillit comme une source
s’affirme céleste

Il répond au corps


Les nattes nouées
Est-ce l’air ?

Est-ce le désir ce bouquet à l’infini des boucles

Torsades

Est-ce un savoir à la frontière du noir?

Mais continuer l’accord au delà des brisants, l’étonnement de la rive crier terre rompt le cercle le clos de l’eau, limite une dérive, bris de terre giflent sa face les paumes striées de devoir aborder, le vert lui renvoie en retour tout du rouge d’une échappée.

Cyclones d’au delà de la peau ou calme une brise une caresse à l’âme le  tranchant d’une lame l’écart est dysharmonique échu de nulles parts  l’imprononçable surprise de la nudité, mes vents imprévisibles rient, secousses du bord du précipice, s’étonnent du vertige, gorges chaudes des glacières, calme, le leurre dénoue une coiffure sage.

L’étonnement, la dérive de mon ancre, surpris et cahoté, un moment de répit et l’ampleur du ciel, la vue désille l’homme regarde le monde qui scrute, se demande comment les souffles vibrent sa carapace,
l’emmaillotage, les filets croisés, mes bourses de tortue, le regard cède et apaisé, le monde reprend son cours, enrichi d’une valeur en rappel.


Cette souffrance de s’être vu, aimant, vibrant, exposé aux vents tournants éructions de lave fissures non contenues ouverture à l’envie contre toute attente c’est mêlée à l’air coulées

L’étonnement dans les nuages qui filent, vie à la vie, vie-vue il la respire, il s’en émeut, il doit y avoir des boucles des ressacs dans le temps.

Dans cette glace, où le miroir nie l’image
nette d’une surface plane
en superposition ton soupir, chape insouciante d’une respiration hâtive,

L’entre-deux, s’il choque, témoigne d’un abime, jachère qu’habite le vent.

Lave                          calligraphie de l’instable
perce les trouées en coulées bleues de noir

Femme pluie déhanchée dans le rouge

Tu
porte
la beauté


Nacre ou points de sable

La peau

Par l’autre jambe      entre le pli

Sur l’aigue sableuse deux pieds les doigts  fiers  deux pieds se devancent

Barre dérivante  une pointe  sur la langue
un rien de reins si peu ce trop m’anime
me laisse aller à lécher les yeux entrevoir les numides
cheveux pour l’instant sages brisent les brins de vents

Tes pieds sur le sable comme un pliage d’Hantaï


Obus les couleurs
les frissons étoiles

Déviance de l’air
errances des courants
les colères

la rosée des embranchements d’étoile


J’hume le sable  remonte le long des doigts
est ce le sable

L’a peau extirpe exhume la raideur

Assoiffées le repos
tes esclaffes
en digue
ma soif
te laisse anthropophage


On ne sait rien
des remous en dessous

Sans doute profondeur abyssale

D’entre les roches les vallées abruptes des jardins dévastés


Ouïe des cercles les cratères engloutis


Corps bleus
nuées visages crêtes des étés
à la corde  de démesure
les tiraillements polissent un pli


La levée de la marche
la vaste remontée d’eau
les libations de l’air


La transparence
un apaisement de cristal


Les nœuds la vague le sable

Les parfums
se parent
pour saisir

Une courbe limpide au brasier
s’entrouvre ébène le fonds du jour

Frôle un rugissement la frise la joue
entonne
un sein bombé


L’ornement rehausse les yeux

Les cils le ventre désignent la jambe


L’élégance baobab les racines en pied
et

Chevelure bicéphale


En gémissement la beauté mage
noire la sueur s’écoule en rosée


Du cou cascade
la bombe
2 O
l’épaisseur du lait
verse le corps

La tête médiane
reine

Le ventre cratère
incandescent


Tyrannie la pulpe
fleur
la bouche ravage
elle se déhanche

Une danse
coq feu femelle
les yeux pavane constellent
les hanches toréent
le mâle bouc
enfle


Gage
rage
raga

Ample l’anse
orbite au vase


Une mélopée
safran
s’en robe d’or
électron d’Afrique
rime ta transe
souffle calin
pralin ki ko
vitesse sous rire
déhanchée
de bond en bond
gaz elle
s’affirme
d’or et rouge
crépuscule solaire


Une embrassade
claire


Gravitaire
la complétude
épique

Grave
happe
le rire clame sans fin
gras
le bouillon
gemme
d’un sexe vert


Toucher les fossettes  sous les mots

Surfins Infinis


Une ligne éparse

Garder l’eau à la verticale I médiane
douceur délurée
cime immergée
ile toujours
pan fractal
à l’horizon
reste une ligne
se confond et trace un cercle
vif sidéral


Le temps 46 fois s’est déroulé

c’est l’eau qui renouvelle le temps en rouleaux

Le sable sans qu’il soit triste est une rive à l’âme



Une voix chaude quand tu chantes sillonne mes rêves
de drôles de frissons murmurent à mon oreille un bruit de langue une syncopée rime à l’infini le bruissement des sons, je perçois ce chant comme une douceur, pleine et chaude fertile comme une chine d’exorde un faux hautbois, des monologues, les bulles de sons émiettent le sound system
bois vibraphone le feutre  chuinte une oreille tendue des brousses

Tu ne chantes plus qu’as tu ?

Les bruits de bouche (ma belle) gloussent une polyphonie aphone
midnight déjà

Les berges de l’indolence s’endort l’arithmétique métrique au seuil de l’Ars Nova



Ole
sole et A
homme
seul
s
ol
et
a
erre
muet

Alors que
ça
tangue , vibre hurle
aime
mue
et …


Le savoir mais rester
à taire
terre asséchée
sans goutte d’eau

Fer
tile
la soif
et le fer
car


l’à
me
nace
sang

e

l’
eau

i

vre

vive

vibre

d’échappées

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